Lors du Congrès de novembre dernier, les associations membres de l’ASSÉ redéfinissent les axes de la campagne actuelle. En effet, les libéraux, pour contrer le déséquilibre budgétaire prévu en 2013-2014, ont décidé d’axer sur une hausse généralisée des tarifs pour renflouer les coffres de l’État. Et cela sans compter les compressions budgétaires qui viendraient boucler la boucle du déficit. L’ASSÉ a donc décidé de lutter prioritairement contre cette hausse des tarifs, dont la hausse imminente des tarifs d’Hydro-Québec pourrait n’être que la pointe de l’iceberg. Une coalition, rassemblant plusieurs centaines de milliers de citoyens et citoyennes opposé-e-s à la hausse des tarifs, s’est formée en vue de contester l’agenda libéral, coalition au sein de laquelle l’ASSÉ s’implique activement. La coalition exige, en opposition aux hausses de tarifs, que le financement adéquat des services public soit dorénavant assuré par une réforme progressiste de la fiscalité.
L’ASSÉ poursuit également deux autres combats parallèles. Contrer les projets de loi 38 et 44 sur la gouvernance au sein des institutions postsecondaires, et lutter pour le rapatriement des montants dus au Québec dans le nouveau Programme canadien des bourses aux étudiants (PCBÉ), afin de bonifier l’Aide financière aux études.
Le sous-financement des services publics et programmes sociaux est alarmant. Pour y pallier, les gouvernements ont instauré progressivement des hausses de tarifs et la privatisation de ceux-ci. Dernièrement, le gouvernement a mis de l’avant la possibilité de hausser les tarifs d’Hydro-Québec.
Montréal, 4 février. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) est heureuse de constater que le gouvernement fédéral transfèrera finalement les sommes dûes au Québec dans le cadre du Programme canadien des bourses aux étudiants (PCBÉ), bien que celui-ci ait toujours refusé de rencontrer les diverses organisations étudiantes. En effet, le Québec aura droit à un transfert de 115 millions de dollars pour bonifier son système d’aide financière aux études. L’ASSÉ s’inquiète toutefois que le programme d’aide financière aux études (AFE) québécois ne verra pas toute la couleur de cet argent.
Depuis plusieurs mois déjà, le gouvernement Charest essaie de nous convaincre que les seuls moyens de renflouer les coffres de l’État passent par des hausses de tarifs, des coupures dans les services publics et une hausse de la TVQ. En utilisant le prétexte de la crise économique et de la crise des finances publiques, il tente simplement de pousser plus loin son modèle néolibéral de privatisation et de marchandisation des services publics.
L’automne dernier, l’université McGill annonçait que son programme MBA (Master of Business Administration) passerait de 1 673 $ à 29 500$, soit une augmentation de 1600%. Malgré les rappels à l’ordre de la ministre Courchesne, l’université décide quand même d’aller de l’avant et affiche partout que son MBA coûtera maintenant définitivement plus cher. McGill affirme que pour rester dans la course elle doit hausser les frais, alors que de l’autre côté on craint pour l’accessibilité aux études. Les sanctions prévues par Québec ? Couper la subvention de 10 000$ par étudiant au MBA dont McGill bénéficie.
MONTRÉAL, le 19 janv. /CNW Telbec/ - C’est par un bruyant Comité d’accueil que la nouvelle Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics manifestera sa présence à la porte de la Rencontre économique 2010 organisée par le premier ministre du Québec, Jean Charest, pour discuter de l’avenir économique du Québec.